Archives de catégorie : France

Balayer devant sa porte

Balayer devant sa porte
Photo by Lucas van Oort on Unsplash

Alors que la France n’entrevoit pas de solution à la grave crise économique qu’il traverse, le parti majoritaire choisit de sonner la charge contre l’Allemagne.

Mais avant de chercher des poux à notre premier partenaire économique, il vaudrait mieux s’interroger sur les raisons du déclin français.

Certes, il est plus facile de critiquer son voisin que de chercher à s’amender soi-même. Mais les Français ne sont pas dupes : à peine 1 sur 10 estime que la politique économique actuelle est de nature à résoudre nos problèmes.

Alors, à quand un vrai changement ?

Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy rejetés

Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy

La commission des comptes de campagne vient de rejeter les comptes de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012. Motif : la campagne de NS aurait démarré bien avant sa date officielle (février 2012), une partie des déplacements de NS en tant que président aurait servi à sa campagne.

Conséquence : l’UMP pourrait être privée de 11 millions d’euros d’aide publique. Sachant que la situation financière de l’UMP est déjà très tendu, c’est une véritable catastrophe pour le parti.

Nicolas Sarkozy a un mois pour faire appel de la décision devant le Conseil Constitutionnel.

Problème : NS est membre du Conseil Constitutionnel…

La technologie ou les hommes ?

"This was not called retirement..." (Blade Runner)
« This was not called retirement… » (Blade Runner)

La lecture du billet « Faut-il interdire les caisses automatiques des supermarchés ? » sur le blog de mon ami Laurent Pinsolle me donne l’occasion d’exposer sur ce blog des réflexions que j’avais en tête depuis un moment.

Laurent explique que le remplacement des caissières par des caisses automatiques détruit des emplois et que l’État devrait intervenir pour l’interdire ou le limiter.  Je ne développerai pas dans ce billet l’aspect politique du sujet mais m’intéresserai plutôt à la manière dont nous nous servons de la technologie.

Pour commencer, remarquons que si le progrès technique fait rêver et avancer l’humanité, son interdiction est aussi un fantasme récurrent, s’illustrant dans de multiples réalisations artistiques. Elle est le thème, par exemple, du roman de Barjavel Ravage. Dans ce roman, nous rappelle G.M. Loup sur Barjaweb, « l’innovation est interdite, et lorsqu’il viendra à l’un des habitants observant l’effet de la vapeur sur une marmite l’idée de se servir de la force de la vapeur, celui-ci poussé par la seule curiosité et l’innocente et même généreuse intention de soulager la peine de ses frères deviendra un criminel, qu’il faudra exécuter. » Pour prendre un deuxième exemple, dans Blade Runner, les « répliquants », êtres manufacturés à l’apparence humaine, sont interdits de séjour sur Terre.

Ce rapport d’attraction-répulsion à l’égard de la technologie est toujours à l’œuvre aujourd’hui. Côté attraction, les hommes sont fascinés par les possibilités que la technologie offre de réaliser le projet cartésien de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ». Côté répulsion, on peut se demander si nous ne sommes pas possédés nous-mêmes par la technologie.

La question de la possession est bien au cœur du sujet. Qui décide des grands chantiers technologiques ? Ce sont les plus puissants, et la puissance que l’on a sur les autres est largement liée, dans ce monde, à ce que l’on possède, que l’on soit un Etat ou un industriel. C’est donc sur les usages que font les puissants de la technologie qu’il faut s’arrêter.

Plusieurs options s’offrent à eux : utiliser la technologie pour permettre des choses qui étaient auparavant impossibles, et donc élargir l’horizon de l’humanité. C’est la technologie qui permet l’exploration de Mars, le traitement de maladies graves, l’exploration de torrents de données en une fraction de seconde, etc. Mais ils peuvent aussi utiliser la technologie pour augmenter leur richesse ou leur pouvoir, quitte à le faire au détriment du reste de la population. C’est ce qui se passe lorsque l’on remplace des caissières par des machines automatiques ; c’est aussi ce qui arrive lorsque l’on automatise une ligne de métro pour régler le problème des grèves en supprimant les grévistes potentiels. Paradoxalement, cette expression du pouvoir (technologique, financier) est aussi un aveu d’échec : faute de pouvoir régler un problème social récurrent, on cherche à apporter une réponse technique à un problème humain.

L’omniprésence de la technologie, qui peut prendre la forme du remplacement de la main d’oeuvre salariée par des machines, n’est donc que le reflet des aspirations de certains acteurs dominants de notre société. La solution de fond ne me semble donc pas de bannir telle ou telle technologie mais plutôt de travailler sur les cœurs, les motivations, la vision de la vie de nos contemporains. Cela passe par un rétablissement du dialogue entre les gens, par la remise au premier plan des valeurs humaines, par de l’organisation, du management… Toutes choses qui ne sont pas parfaitement maîtrisables, contrairement à des schémas techniques.

De la mort d’une Levalloisienne au Caire aux caméras de surveillance à Paris

Le rapport, me direz-vous, entre le décès tragique d’une jeune fille de 17 ans au Caire et le plan visant à installer 1000 caméras de surveillance supplémentaire à Paris d’ici 2011 ?

Très simple : la violence des attentats, qui paraissait lointaine, prend une nouvelle acuité pour vous lorsque vous apprenez que quelqu’un, dans votre ville, a été touché. La prise de conscience se fait plus forte que la planète est petite et que la violence et la souffrance des uns peuvent vite devenir la souffrance des autres.

Alors pour lutter contre l’insécurité et les menaces terroristes, la mairie de Paris soutient le plan d’installation de caméras de télésurveillance, dans l’indifférence quasi générale. Mais jusqu’où sommes-nous prêts à laisser s’installer des atteintes possibles à notre liberté (atteintes possibles, pas avérées néanmoins) pour garantir notre sécurité ?

Il y a bien des collectifs qui se constituent pour dénoncer ce plan. Mais d’un autre côté, ces opposants, que proposent-ils pour assurer notre sécurité ?

Comment extirper les racines de la violence, seul moyen que nous ayons de pouvoir continuer à vivre en paix ?

Demain, lancement du premier Cybermonday en France !

A l’initiative de Catherine Barba de Cashstore.fr, le premier Cybermonday va être organisé en France. Il s’agit en fait de promotions exceptionnelles de la part de marchands sur Internet pour nous encourager à anticiper nos courses de Noël…et à les faire sur le Web.

L’événement ne sera pas que virtuel puisque des Cyber Miss Noël ont déjà commencé à envahir les rues de Paris !

A noter que le cybermonday va durer en fait une semaine, du 24 au 30 novembre.

Mon avis sur le RSA

On peut être contre tout, surtout quand on est dans l’opposition. Cependant, certaines des critiques qui se font jour à l’encontre du RSA me paraissent injustifiées. Sur le fond, le RSA aura pour effet de donner un intérêt à la reprise du travail à des personnes qui, avant, ne gagnaient rien financièrement à retravailler. Certains exclus du travail (pas tous) pouvaient réfléchir à deux fois avant de reprendre un travail modeste, sachant que la fin des aides, au final, les aurait pénalisés.

D’après les Echos :

« Le cumul entre allocation et salaire a été fixé par le gouvernement à 62% du salaire, c’est-à-dire que le bénéficiaire du RSA, outre son salaire, conservera l’ancienne allocation amputée de 38% de ce salaire.

Exemple : une personne qui reçoit 450 euros d’allocation et se voit proposer un salaire de 500 euros pour un travail à mi-temps, conservera une allocation de 260 euros en plus de son salaire, touchant 760 euros au total. »

Cette personne aura un réel intérêt à accepter le travail qu’on lui propose (+310 euros pour elle au final) alors qu’avant elle n’aurait gagné que 50 euros en plus pour un mi-temps.

Reprenant le travail, elle gagnera plus, pourra consommer plus et se réinsérer dans le circuit du travail.

Toujours d’après les Echos, « le surcoût (1,5 milliard d’euros) est financé par la nouvelle taxe de 1,1% des revenus du capital (patrimoine et placement), annoncée jeudi par le président de la République. »

Des voix s’élèvent contre cette taxe, à droite, au centre et à gauche.

A droite, des députés UMP auraient préféré des économies sur les dépenses publiques pour financer la mesure. C’est un raisonnement vertueux, mais est-il socialement acceptable à un moment où les Français sont déjà durement pénalisés par la stagnation du pouvoir d’achat ?

A gauche, François Hollande estime qu’il aurait mieux valu revenir sur le paquet fiscal pour financer la mesure. Il analyse qu’ « avec le mécanisme du bouclier fiscal, les plus fortunés échapperont à tout prélèvement supplémentaire ». Il est dans son rôle et cet argument est recevable. Mais le gouvernement est aussi cohérent dans son choix du paquet fiscal, pour décourager la fuite des capitaux. Mais bon, ici, cela se discute.

En revanche, lorsque François Bayrou explique que ce sont les classes moyennes qui vont trinquer, sur leurs économies, je trouve que c’est un appel du pied électoraliste vraiment à courte vue. N’ont-elles pas trinqué bien davantage, depuis des décennies, à cause de mesures sociales qui n’ont fait qu’enchaîner les plus pauvres à leur sort ? Il me semble qu’à moyen terme, les personnes reprenant un travail paieront des impôts, auront moins besoin d’aide, reprendront le chemin de la consommation, ce qui permettra d’alléger la pression fiscale sur les classes moyennes. Du moins, c’est ce que je veux croire.

« Selon Martin Hirsch, le surcoût [du RSA] s’annule si 200.000 Rmistes reviennent au travail à temps plein. » (Les Echos)

Et vous, quel est votre avis ?