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L’avion vous manque ? Des solutions existent !

Depuis que je travaille pour le développement et la promotion de la technologie Frogans en Chine, j’ai multiplié les voyages en avion : plus de 12 allers-retours entre Paris et Pékin en l’espace de 7 ans. Je suis passé par plusieurs phases : la peur de l’avion, le goût de l’avion, la lassitude de la monotonie lors des voyages-éclairs pour des missions de quelques jours…

Depuis l’éclatement de la pandémie de Covid-19, avec l’équipe de l’OP3FT, nous avons dû adopter une nouvelle stratégie complètement à distance, qu’il s’agisse du développement administratif de notre antenne locale en Chine, des actions de promotion, des partenariats…

Mon dernier voyage en avion remonte donc à novembre 2019. Et la sensation de manque commence à pointer…

Apparemment, je ne suis pas le seul dans cette situation, et plusieurs entreprises ont su flairer une opportunité de business.

Prendre l’avion… sans décoller

C’est ainsi que la société japonaise First Airlines qui propose des simulations de voyage en avion, a vu son activité augmenter depuis l’apparition du coronavirus.

Cette société vous propose de passer plusieurs heures dans une reconstitution de cabine d’avion, avec des hôtesses qui vous apportent des plateaux-repas et un système de divertissement audio-vidéo intégré dans les sièges… Vous pouvez ainsi « voyager » sans quitter le plancher des vaches.

Ce n’est pas une initiative isolée. On peut citer également l’aéroport taïwanais de Songshan qui propose, lui aussi, des vols virtuels.

Prendre l’avion… sans prendre l’avion

Autre solution pour les accros, le jeu vidéo Airplane mode, en cours de développement. Entrant dans la catégorie des « boring games« , il s’agit d’une simulation de voyage en avion, en temps réel, dans laquelle aucun détail n’a été oublié : démonstration des consignes de sécurité, bruits d’ambiance « authentiques », magazine de bord, etc.

Airplane mode
Airplane mode

Dès que le jeu sera disponible, je m’empresserai bien sûr de l’installer, pour retrouver les joies des vols long-courrier dans le confort de mon salon, en remisant le masque chirurgical dans ma poche…en attendant de pouvoir à nouveau voyager en vrai, le plus tôt possible !

Mise à jour du 16 septembre 2020

Les pays asiatiques sont décidément pleins d’idée… Voilà que la société Singapore Airlines envisage de proposer des « vols pour nulle part » qui décolleraient de l’aéroport de Changi pour atterrir trois heures plus tard… au même endroit. Les trois quarts des Singapouriens interrogés se sont déclarés prêts à payer pour ce nouveau concept de vacances : le staycation, en partenariat avec des hôtels.

Le confinement, ou l’exceptionnel à la portée de tous

L'exceptionnel Monsieur Tout-le-mondeLe confinement est une épreuve que la plupart d’entre nous n’aurait jamais cru devoir vivre un jour. Pour pouvoir le supporter, il faut de la patience, de la ténacité et de l’amour. A cet égard, et toutes proportions gardées, il évoque des situations extrêmes qui sont le quotidien d’individus hors du commun.

Voici quelques exemples de ces individus auxquels le confinement actuel m’a fait penser.

Les enfants-bulles sont des personnes dont les défenses immunitaires sont fortement affaiblies, voire inexistantes. Cela résulte le plus souvent d’une immunodéficience innée.

Le nom d’« enfant-bulle » trouve son origine dans le fait que ces enfants doivent vivre dans un milieu stérile et isolé au maximum de l’environnement extérieur afin de rester à l’abri des infections. Ils ne doivent jamais sortir au risque de contracter de graves maladies, et doivent prendre d’infinies précautions dans leur vie sociale.

Six astronautes occupent en permanence la station spatiale internationale ISS (International Space Station), pour des durées comprises entre trois et six mois (espérons que le confinement ne durera pas aussi longtemps !). La raison d’être de la station est de rendre possible des expériences scientifiques qui ne pourraient pas être réalisées sur Terre. Mais elle possède un autre intérêt : elle permet d’étudier la psychologie d’un groupe d’hommes et de femmes contraints de passer de longues semaines dans un environnement exigu, sans autres contacts. Evidemment, il n’est pas question pour eux de sortir, mis à part quelques sorties extra-véhiculaires. D’un point  de vue humain, cette situation n’est pas sans rapport avec le confinement auquel nous sommes astreints.

Les sous-mariniers de la Défense Nationale, qu’ils soient dans des sous-marins d’attaque ou dans des sous-marins lanceurs d’engins, passent de longues semaines isolés du reste du monde. Ils doivent s’adapter à un nouveau rythme, où ils travaillent par périodes de quatre heures ou « quarts », et communiquent avec leurs proches uniquement par des moyens électroniques. Un peu comme nous en ce moment. A une différence près : les messages que les sous-mariniers reçoivent sont préalablement censurés par leur hiérarchie,  afin d’éviter que des mauvaises nouvelles ne sapent le moral de l’équipage. Dans notre cas, au contraire, nous sommes abreuvés en permanence des mauvaises nouvelles de l’épidémie par les médias.

On trouverait sans peine d’autres exemples.

Bien sûr, confinés dans notre domicile, notre existence quotidienne est bien moins dure que celle des personnes que je viens de citer.

Il n’empêche : lorsque nous serons lassés par la monotonie des jours qui vont s’égrainer jusqu’à la fin du confinement, nous pourrons nous projeter, par l’imagination, dans le quotidien de ces personnes exceptionnelles.

Désormais, contre toute attente, nous partageons tous, à un degré aussi infime soit-il, une partie de leur destin.

Le confinement a du bon !

pink coronavirusDans toute situation, il est bon de rechercher les aspects positifs : « à quelque chose, malheur est bon », ou sai weng shi ma, comme disent les Chinois. Le confinement n’échappe pas à la règle.

Voici donc quelques avantages du confinement qui me sont venus spontanément à l’esprit, ces dernières trente-six heures :

Je mettrai cette liste à jour au fil du temps.

Et vous, quels aspects positifs voyez-vous au confinement ? N’hésitez pas à les indiquer en commentaires !

Exclusif : photo d’un virus traversant seul les frontières

Entendu ce soir dans la bouche du Ministre français de la Santé cet argument rabâché inlassablement comme un élément de langage : face à une épidémie, « fermer les frontières ne sert à rien ; les hommes s’arrêtent aux frontières, pas les virus ».

Ce sophisme est révélateur d’une posture purement idéologique : la libre circulation des personnes en Europe, c’est bien, en toutes circonstances, on n’a pas le droit d’y toucher. La fermeture des frontières, c’est l’Impensable, l’Innommable.

Pourtant, si le coronavirus n’est pas présent dans l’air, comme les responsables de la Santé en France nous l’ont expliqué, on se demande bien comment un virus pourrait passer les frontières sans un véhicule, un hôte qui l’héberge, un corps humain.

Si on avait fermé les frontières, moins de porteurs de virus auraient pénétré sur le territoire français, donc moins de virus.

Ou alors je veux que l’on me montre une photo sans trucage d’un virus traversant les frontières seuls sur ses petites jambes.

Virus traversant les frontières
Virus traversant tout seul les frontières

Le sophisme de « la fermeture des frontières » s’appuie par ailleurs sur un autre outil classique de la manipulation : l’exagération. En effet, on n’est pas obligé de fermer complètement les frontières, on peut renforcer le contrôle aux frontières.

Autrement dit, il s’agit, pour les tenants du dogme de la libre-circulation, premièrement de justifier l’inaction en exagérant un argument de bon sens, le renforcement des contrôles aux frontières (en lui substituant la notion de « fermeture »), puis de ridiculiser l’exagération par un sophisme.

Mais le comble du cynisme est de consolider ce qui s’apparente ni plus ni moins à un mensonge par la dénonciation d’un autre mensonge du passé : c’est le rappel du fameux nuage de Tchernobyl, dont le gouvernement français avait d’abord prétendu qu’il n’avait pas pénétré dans l’Hexagone.

Là encore, c’est une grossière manipulation : le nuage, poussé par le vent, était « automobile » alors que le virus a, lui, besoin d’un porteur pour se déplacer. Limiter les déplacements des porteurs potentiels, c’est nécessairement contribuer à restreindre la circulation du virus.

L’emploi de tels artifices ne donne pas envie de prêter crédit aux dirigeants.

D’où la defiance et le doute qui se sont immiscés dans une partie de la population.

Comme dit l’adage : fool me once, shame on you, fool me twice, shame on me. (Honte à toi si tu m’arnaques une fois, honte à moi si tu m’arnaques deux fois.)