Archives de catégorie : outils

Comment se souvenir facilement et durablement de ce qu’on apprend ?

Comment se souvenir facilement
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Dans la vie, il y a de nombreuses occasions où l’on doit apprendre quelque chose et surtout se souvenir facilement et durablement de ce que l’on a appris : révisions pour un examen, préparation d’un concours, prise de poste pour un nouveau job, etc.

Plusieurs méthodes et outils s’avèrent très utiles pour y parvenir. Si vous êtes un lecteur habitué de mon blog, vous savez par exemple que j’affectionne particulièrement les cartes mentales ou mindmaps. Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une autre technique appelée la répétition espacée.

Qu’est-ce que la répétition espacée ?

Le principe est de réviser les nouvelles notions apprises à différents intervalles, d’abord rapprochés puis de plus en plus espacés, au fur et à mesure que ces notions s’inscrivent dans votre esprit.Lire la suite

Rester focus avec la technique pomodoro

Pomofocus
Pomofocus

Vous avez peut-être entendu parler de la technique Pomodoro, permettant de « rester focus » sur son travail ou sur ses études. Dans ce billet, je vais vous présenter un service en ligne très pratique que j’utilise souvent pour appliquer cette technique.

La technique Pomodoro, c’est quoi ?

Cette technique, développée à la fin des années 1980 par un consultant dans l’industrie du logiciel, Francesco Cirillo,  consiste à répéter des cycles alternant phases de concentration d’une vingtaine de minutes et brèves phases de repos, chaque cycle étant séparé par des pauses plus longues d’une quinzaine de minutes. Cette méthode empirique repose sur le principe selon lequel notre esprit a une tendance naturelle à papillonner, et qu’il est plus efficace de rester pleinement concentré sur une tâche pendant vingt minutes et se relâcher ensuite quelques instants,  avant de recommencer, que de lutter contre cette tendance. Pour les sportifs qui me lisent, la technique Pomodoro est en quelque sorte l’application au mental de l’entraînement fractionné.

D’après mon expérience, la technique Pomodoro est particulièrement efficace lorsque l’on doit travailler sur une tâche ennuyeuse et qui prend du temps. Chaque phase de travail concentré réalisée devient alors une petite victoire permettant de nous rapprocher du but ultime : terminer intégralement la tâche en question.

Pomofocus.io, un service en ligne pour rester focus

Une simple montre suffit pour pratiquer la technique Pomodoro, même si l’on trouve dans le commerce des minuteurs spécialement conçus pour cette technique.  Pour ma part, j’utilise depuis plusieurs mois un service en ligne appelé pomofocus.io. Je l’ai découvert pendant le premier confinement, à l’occasion de mon passage en télétravail intégral (il y a un an déjà !), et je pense qu’il est très pratique pour ceux qui travaillent tout le temps sur ordinateur.Lire la suite

Dessiner simplement sur ordinateur : des outils en ligne équivalents à Paint

Microsoft Paint
Microsoft Paint

Tous ceux qui ont découvert l’informatique avec Windows connaissent le petit utilitaire Paint.

Apparu en 1985, livré avec toutes les versions de Windows, il a bien failli passer à la trappe à l’heure de Windows 10 avant que Microsoft ne se ravise.

Cet outil graphique permettant de faire des dessins à main levée est certes rudimentaire. Mais pour de nombreux utilisateurs d’ordinateurs personnels, tel que moi, il est généralement suffisant pour des tâches graphiques courantes. Et quand on le maîtrise, on peut même, avec beaucoup de patience, réaliser des choses incroyables, telles que ces illustrations de l’artiste Pat Hines.

Olde Cherry Hill, par Pat Hines
Olde Cherry Hill, par Pat Hines

Malheureusement, les ordinateurs ne tournant pas sous Windows ne bénéficient pas de Paint. Linux Ubuntu, par exemple, n’est pas livré nativement avec une application graphique très simple d’emploi. Mes recherches m’ont permis de trouver un logiciel assez proche dans son principe, et disponible dans la logithèque Ubuntu, Kolourpaint. Sinon, le logiciel Draw de la suite bureautique LibreOffice peut faire l’affaire, mais il est moins convivial et surtout très lourd.

Autre possibilité : recourir à des outils en ligne. L’adaptation la plus proche de Paint que j’ai trouvée est le site Jspaint.app. Vous pouvez aussi essayer, sumo.app, un peu plus évolué (et donc un peu plus complexe).

Il ne vous reste plus qu’à laisser libre cours à votre créativité ! Si vous connaissez d’autres logiciels ou applications en ligne très simples pouvant remplacer avantageusement Paint, n’hésitez pas à les mentionner en commentaire. Et sinon, je vous invite à faire un tour sur la page dédiée à mes outils favoris.

 

 

Un mois avec un Archos 50 Diamond : bilan positif !

Archos 50 Diamond
Archos 50 Diamond

Voici un mois que j’ai reçu mon Archos 50 Diamond, un smartphone Android.

Pour moins de 200 euros TTC, la fiche technique proposait un écran 5 » full HD, 8 coeurs, 2 Go de RAM, un appareil photo de 16 MP, 16 Go d’espace disque, j’en passe et des meilleures.

Trop beau pour être vrai ?

J’ai sauté le pas et acquis ce téléphone au rapport qualité-prix imbattable. Un mois après, quel bilan en tirer ? Eh bien un bilan très positif !

Le téléphone est réactif, sobre (il tient 2 jours sans recharge), les photos sont à la hauteur.

Bref, je ne peux que conseiller cet appareil. Pourquoi dépenser 700 euros pour un téléphone à la pomme ou autre Samsung,  quand on peut avoir un téléphone performant et élégant pour moins de 200 euros ?

Florilège d’outils linguistiques

journée internationale de la langue maternelle
Journée internationale de la langue maternelle

Profitons de cette journée internationale de la langue maternelle pour proposer un florilège récapitulatif des outils linguistiques que nous avons déjà évoqués sur ce blog :

  • Pleco, application mobile pour apprendre le chinois
  • Toute une série de dictionnaires, à retrouver sur la page Outils favoris

Puissent ces outils vous donner envie de vous plonger dans les délices et les merveilles des langues vivantes !

(Mise à jour le 31 mars 2021)

La folie Weixin (Wechat) à Pékin

Weixin / Wechat

Voici une petite semaine que je suis arrivé à Pékin pour une mission exploratoire sur l’Internet en Chine. Pour mon client, l’OP3FT, je rencontre une série de parties prenantes de l’Internet dans ce pays (ICANN Chine, W3C Chine, Internet Society of China, CONAC, etc.). J’en profite pour passer du temps avec des amis ainsi qu’avec ma belle-famille. Et dans ces moments plus informels, je constate un phénomène majeur : la folie Weixin qui s’est emparée des Chinois, si j’en juge par ce qui se passe à Pékin, en tout cas.

Weixin (Wechat dans son appellation occidentale) est une application de partage / messagerie instantanée / microblogging, lancée par la société Tencent. Tencent n’en est pas à son coup d’essai sur le secteur, puisqu’elle est à l’origine de la messagerie instantanée QQ, utilisée depuis des années par les Chinois.

Weixin permet de partager des photographies, des messages incluant des émoticônes (le modèle économique du service repose en partie sur la vente de ces derniers), des messages vocaux, avec ses amis. Il n’est pas utile d’ajouter explicitement ses amis pour commencer à partager avec eux. L’application se base sur le numéro de téléphone de l’usager, et dès lors qu’un contact du carnet d’adresses a installé Weixin, il devient automatiquement un contact sur Weixin.

Ainsi, Tencent a parfaitement compris que c’était sur le mobile qu’il fallait lancer les nouveaux services de média sociaux, désormais. C’est particulièrement vrai en Chine où le téléphone est déjà, de loin, le premier appareil pour l’accès à Internet.

C’est incroyable de voir les jeunes de la générations 20-25 ans s’échanger leurs numéros de portable pour échanger sur Weixin. Mais ce qui est encore plus fort, c’est que le phénomène s’étend déjà aux parents, initiés par leurs enfants. J’ai ainsi une amie, professeur d’université, qui est devenue une utilisatrice assidue, alors qu’elle n’est pas du tout une geek. Elle apprécie en particulier la possibilité de créer des groupes privés pour échanger sur un périmètre plus restreint.

Comparaison n’est pas raison, mais j’ai l’impression que l’on retrouve en Chine l’engouement que l’on a connu vers 2007-2009 avec Facebook, en Occident. Cette mode de socialisation est tellement nouvelle, fun, que les gens sont accros. Mais je détecte déjà les prémices de ce que l’on connaît aujourd’hui sur Facebook : la lassitude ! Mon amie professeur me confiait ainsi que Weixin était potentiellement très chronophage. Ce n’est qu’un détail dans son discours pour l’instant, mais la graine de l’ennui me paraît déjà présente, ne demandant qu’à germer, une fois l’effet de nouveauté passé.

Ce qui me paraît aussi intéressant, c’est l’accélération de la diffusion depuis les publics jeunes vers les aînés. Il me semble (mais c’est subjectif) que cela a pris quelques années avant que les 50-60 ans s’inscrivent sur Facebook. Ce n’est pas d’ailleurs étranger au fait que les ados délaissent de plus en plus ce site, aujourd’hui. (Est-ce cool d’être friend avec ses parents sur le net ? Les ados cherchent plutôt à s’affranchir de la tutelle parentale !). La chose amusante, c’est que les ados migrent justement vers des solutions de type Weixin / Wechat : Line, Viber, Snapchat, etc. Or les parents sont déjà sur Weixin !

La diffusion ultra rapide de Weixin sera t-elle suivie d’une désaffection tout aussi rapide ? Weixin/Wechat : nouvelle star du Web social ou étoile filante ?

 

5 raisons pour lesquelles j’aime Freeplane

Freeplane
Freeplane

Le mindmapping (ou cartes heuristiques, ou cartes mentales) est une technique que j’utilise abondamment. Qu’il s’agisse de préparer un compte-rendu de réunion, un article de blog (tel que celui-ci), de brainstormer sur un sujet, elle fait partie de mon quotidien. Actuellement, par exemple, je travaille sur une offre de formation pour ma société, Smartwords. Je suis en train de monter cette offre à l’aide d’un outil de mindmapping que j’apprécie particulièrement, Freeplane.

Freeplane est un logiciel de mindmapping dérivé (un fork)de Freemind par le créateur de ce dernier, Dimitry Polivaev. Aujourd’hui, les deux projets vivent leur vie. J’utilisais Freemind à l’origine et suis passé à Freeplane il y a quelques mois. Voici 5 raisons pour lesquelles je suis fan de ce logiciel.

1. La sobriété

Freeplane fait une seule chose mais il le fait bien : des mindmaps pour travailler. Le logiciel ne propose pas de thèmes évolués, d’outils de personnalisation graphique étendus. Il n’en jette pas plein la vue. Mais c’est justement ce que j’apprécie. Il est sobre, mais très maniable. On apprend vite à s’en servir.

 2. Un logiciel libre

Freeplane est un logiciel libre. Son code, disponible sur Sourceforge, peut donc être consulté et modifié, si on le souhaite (et si on en a les capacités !). Il correspond donc à la logique de liberté qui était celle d’Internet à son origine, que j’apprécie, et qui est de plus en plus menacée. Freeplane utilise par ailleurs un format ouvert, .mm, à l’origine développé pour Freemind, ce qui entraîne une excellente compatibilité entre les deux logiciels.

3. Un logiciel gratuit

Freeplane est gratuit : pourquoi s’en priver ?

4. Une petite innovation graphique bien pensée

Mindmap ayant servi à l'écriture de ce billet
Mindmap ayant servi à l’écriture de ce billet
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Freeplane est sobre mais il n’est pas austère. Je trouve en particulier très astucieuse une petite amélioration qu’ils ont introduite dans la dernière version : les noeuds en couleur. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le mindmapping, les informations sont structurées, sur une carte mentale, sous la forme de noeuds (par exemple, dans la carte ci-contre, « les 5 raisons » est un noeud). Les noeuds situés à un même niveau de profondeur sont appelés des noeuds frères, et un noeud s’enfonçant plus avant dans l’arborescence à partir d’un noeud parent s’appelle un noeud fils. Eh bien Freeplane attribue automatiquement une couleur à tous les noeuds dans une même lignée. Ainsi, dans notre exemple, tous les noeuds issus d’ « Intro » sont en vert, tandis que ceux issus de « Les 5 raisons » sont en violet. Cela n’a l’air de rien, mais à l’usage, cela s’avère très pratique, surtout quand la carte devient un peu touffue. Cela contribue grandement à sa lisibilité.

5. La possibilité de faire des liens à l’intérieur de la carte

Freeplane permet de faire un lien d’un noeud vers un autre. C’est très commode pour naviguer sur les cartes, pour faire des renvois d’un thème à un autre, par exemple.

Certaines choses pourraient certainement être améliorées. Par exemple, Freeplane est actuellement assez pauvre en icônes pour illustrer les noeuds. Mais l’important est qu’il continue à évoluer en gardant ce qui fait sa force : sa simplicité. Alors longue vie à Freeplane !

Spécifications fonctionnelles : un outil pour faire de belles maquettes

Dans un précédent article, je me disais que PowerPoint était finalement un outil pas mal pour faire des maquettes lorsque l’on rédige des spécifications fonctionnelles. C’était avant de découvrir Balsamiq. Cet outil développé sous Adobe Air permet de dessiner très rapidement des interfaces de sites Web donnant l’impression d’être faites à la main.

Balsamiq

L’intérêt me direz-vous ?

Eh bien, on peut placer très rapidement des listes déroulantes, des cases à cocher, des zones de saisie, des boutons radio, etc., etc. Il y a toute une palette d’outils disponibles. Et le rendu « comme à la main » permet de faire comprendre au client qu’il s’agit bien de maquettes…et que l’application n’a pas encore été développée !

On peut tester en ligne. Sinon, c’est assez bon marché (79 USD).

Un cas où PowerPoint fait vraiment gagner du temps…eh oui !

Lose time with PowerPoint
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J’ai fait ce matin l’expérience de reprendre ma trousse d’écolier pour créer la maquette d’une page d’accueil de site Internet. Nous avons un graphiste qui peut mettre en forme proprement et joliment à partir d’un simple brouillon. L’idée lancée était de faire un brouillon rapide avec une feuille de papier et un crayon, de le scanner et de l’envoyer à notre graphiste qui fera des merveilles. C’est d’ailleurs plus ou moins la façon de procéder de cabinets de conseil prestigieux.

Je me suis vite aperçu de toutes les lenteurs et limites de l’approche papier-crayon. D’abord, j’écris lentement et mal, surtout depuis que j’utilise quotidiennement le clavier. Ensuite, la gomme ne permet pas d’effacer proprement et de reprendre plusieurs fois sans laisser des traces. C’est la croix et la bannière pour mettre des textes en couleurs : il faut autant de crayons que de couleurs souhaitées. J’ai même testé le copier coller manuel, avec de bons vieux ciseaux et un tube d’ Uhu Stick.

Bilan des courses : énorme perte de temps. Etant efficace sous PowerPoint, je vais reprendre ce logiciel pour faire mon brouillon, que j’enverrai au graphiste.

J’en tire la conclusion que, dans mon cas, l’approche papier-crayon n’est plus adaptée. Elle peut convenir à d’autres qui sont moins à l’aise avec PowerPoint. Elle garde quand même l’avantage de faire sortir la tête de l’écran.

A moins que je n’investisse dans une tablette graphique ? Il est peut-être là, le meilleur des deux mondes !