Fiction ou réalité ? Quand le cinéma inventait le confinement… en 2014

On ne se méfie jamais assez des nanars. On croit, à tort, qu’il s’agit de films innocents, qu’on se reproche d’avoir regardé un jour de pluie. On se rassure en se disant qu’ils tomberont de toute façon dans les oubliettes du cinéma.

Mais ça, c’était avant l’invention des plates-formes de vidéo à la demande et de YouTube. Maintenant, les nanars sont là pour l’éternité, et on peut les découvrir des années après leur sortie.

C’est ce qui m’est arrivé avec le film anglais Robot supremacy, sorti en 2014, mais que je n’ai découvert qu’en 2020. Vous savez, 2020… l’année du grand confinement.

Fiction ou réalité
L’affiche du film « Robot supremacy »

Vous allez vite comprendre le sujet du film en regardant cet extrait :

Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Un monde dystopique dans lesquels les gens ne peuvent pas sortir de chez eux…

Mais la ressemblance entre la fiction et la réalité ne s’arrête pas là.

Dans le film, les gens n’en peuvent plus de rester chez eux, alors, tant bien que mal, ils font de l’exercice à la maison.

Dans la réalité, en 2020, ça donnait ça :

Mais là où je suis vraiment tombé de ma chaise, c’est quand j’ai vu la scène ci-dessous. Dans l’Angleterre occupée par les robots, les gens sont confinés et les rues désertées… pour le plus grand plaisir des animaux des bois qui investissent de nouveaux territoires.

Le film :

Et la réalité de 2020 :

Troublant non ?

Quand j’ai montré tout ça à un ami complotiste, il m’a dit que les inventeurs de la grande réinitialisation (great reset) étaient sûrement des amateurs de nanars.

Je lui ai répondu qu’il se faisait des films…

 

 

La France est-elle devenue une dictature ?

Depuis le premier confinement, suivi de son cortège de limitations des libertés individuelles, décrétés dans le contexte de la crise de la Covid-19, une affirmation revient régulièrement : la France serait devenue une dictature. Pour être exact, cette affirmation revient régulièrement depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. C’est déjà singulier à remarquer. Mais aujourd’hui l’accusation revient particulièrement en force avec la mise en place du passe sanitaire voulu par Emmanuel Macron.

Si maintenant on passe de l’affirmation à la question, « la France est-elle devenue une dictature ? », plusieurs attitudes sont possibles :

  • le déni : poser la question serait totalement incongru, l’interrogation est écartée d’un revers de la main sans même être examinée ;
  • l’indignation : poser la question serait un sacrilège, ceux qui se la posent n’ont qu’à aller vivre dans des pays communément considérés comme des dictatures (Chine, Arabie Saoudite…)
  • la réflexion calme : c’est l’attitude qui sera adoptée dans ce billet.

Grâce à un rappel de la définition d’une dictature, nous verrons dans une première partie que, formellement, la France n’en est pas devenue une. En revanche, nous verrons dans la deuxième partie que de nombreux faits témoignent d’un dévoiement de la démocratie française vers une pratique dictatoriale. Continuer la lecture de « La France est-elle devenue une dictature ? »

Un nouvel auteur sur ce blog !

Un nouvel auteur sur ce blog
CC BY Andrew_Writer

J’ai le plaisir de vous annoncer un nouvel auteur sur ce blog : mon fils, Ivan, 11 ans.

Dès demain, vous découvrirez sa première critique de livre, portant sur l’homme invisible, de H.G. Wells.

De quoi, je l’espère, vous donner des envies de lectures pour les vacances de Pâques… ou tout simplement pour occuper pendant que vous restez à la maison.  Après tout…Le confinement peut avoir du bon !

Mise à jour du 15 octobre 2020

Découvrez également ses deux autres critiques :

Malenfer

La Légende des Quatre

Jeu de cartes : savez-vous jouer à « la paralysie » ?

Joker (carte de jeu)En période de confinement, rien de tel qu’un bon jeu de cartes pour passer le temps. A propos, savez-vous jouer à « la paralysie » ?

Sinon, rien de plus normal : il s’agit d’un tout nouveau jeu que vient d’inventer mon fils, Ivan !

Laissez-moi vous présenter les règles.

La paralysie se joue avec un jeu de 52 cartes et deux jokers. On peut y jouer à partir de deux personnes. Chacune reçoit 10 cartes.

Il n’y a pas de couleur d’atout et la valeur des cartes est la suivante : l’as vaut 10 points, le roi 5 points, la reine 3 points, le valet 2 points, et toutes les autres cartes 1 point. Le joker vaut 0 point, mais c’est une carte puissante, comme nous allons le voir.

Celui qui remporte un pli débute le pli suivant.

On est obligé de mettre la couleur demandée si l’on en a, en montant si on le peut. Sinon, il faut se défausser d’une carte.

Si un joueur possède un joker, il peut le jouer à tout moment. Le tour est dit alors « paralysé » : on revient au premier joueur du tour, même si les autres n’ont pas encore joué. Les cartes déjà posées restent sur le tapis. Chacun rejoue, et le gagnant du pli remporte toutes les cartes, y compris celles qui avaient été posées pendant le tour avant le joker.

Essayez la paralysie : c’est un jeu familial très amusant, vous verrez !

 

 

Le confinement, ou l’exceptionnel à la portée de tous

L'exceptionnel Monsieur Tout-le-mondeLe confinement est une épreuve que la plupart d’entre nous n’aurait jamais cru devoir vivre un jour. Pour pouvoir le supporter, il faut de la patience, de la ténacité et de l’amour. A cet égard, et toutes proportions gardées, il évoque des situations extrêmes qui sont le quotidien d’individus hors du commun.

Voici quelques exemples de ces individus auxquels le confinement actuel m’a fait penser.

Les enfants-bulles sont des personnes dont les défenses immunitaires sont fortement affaiblies, voire inexistantes. Cela résulte le plus souvent d’une immunodéficience innée.

Le nom d’« enfant-bulle » trouve son origine dans le fait que ces enfants doivent vivre dans un milieu stérile et isolé au maximum de l’environnement extérieur afin de rester à l’abri des infections. Ils ne doivent jamais sortir au risque de contracter de graves maladies, et doivent prendre d’infinies précautions dans leur vie sociale.

Six astronautes occupent en permanence la station spatiale internationale ISS (International Space Station), pour des durées comprises entre trois et six mois (espérons que le confinement ne durera pas aussi longtemps !). La raison d’être de la station est de rendre possible des expériences scientifiques qui ne pourraient pas être réalisées sur Terre. Mais elle possède un autre intérêt : elle permet d’étudier la psychologie d’un groupe d’hommes et de femmes contraints de passer de longues semaines dans un environnement exigu, sans autres contacts. Evidemment, il n’est pas question pour eux de sortir, mis à part quelques sorties extra-véhiculaires. D’un point  de vue humain, cette situation n’est pas sans rapport avec le confinement auquel nous sommes astreints.

Les sous-mariniers de la Défense Nationale, qu’ils soient dans des sous-marins d’attaque ou dans des sous-marins lanceurs d’engins, passent de longues semaines isolés du reste du monde. Ils doivent s’adapter à un nouveau rythme, où ils travaillent par périodes de quatre heures ou « quarts », et communiquent avec leurs proches uniquement par des moyens électroniques. Un peu comme nous en ce moment. A une différence près : les messages que les sous-mariniers reçoivent sont préalablement censurés par leur hiérarchie,  afin d’éviter que des mauvaises nouvelles ne sapent le moral de l’équipage. Dans notre cas, au contraire, nous sommes abreuvés en permanence des mauvaises nouvelles de l’épidémie par les médias.

On trouverait sans peine d’autres exemples.

Bien sûr, confinés dans notre domicile, notre existence quotidienne est bien moins dure que celle des personnes que je viens de citer.

Il n’empêche : lorsque nous serons lassés par la monotonie des jours qui vont s’égrainer jusqu’à la fin du confinement, nous pourrons nous projeter, par l’imagination, dans le quotidien de ces personnes exceptionnelles.

Désormais, contre toute attente, nous partageons tous, à un degré aussi infime soit-il, une partie de leur destin.

Le confinement a du bon !

pink coronavirusDans toute situation, il est bon de rechercher les aspects positifs : « à quelque chose, malheur est bon », ou sai weng shi ma, comme disent les Chinois. Le confinement n’échappe pas à la règle.

Voici donc quelques avantages du confinement qui me sont venus spontanément à l’esprit, ces dernières trente-six heures :

Je mettrai cette liste à jour au fil du temps.

Et vous, quels aspects positifs voyez-vous au confinement ? N’hésitez pas à les indiquer en commentaires !