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Bien écrire le français avec l’aide de l’Académie française

Fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu, regroupant quarante membres surnommés « les immortels », l’Académie française a de quoi impressionner. Pourtant, il ne s’agit pas de l’institution distante et surannée telle que l’on pourrait se la représenter par méconnaissance. Non seulement elle a su s’adapter à la révolution  numérique, notamment en permettant de consulter en ligne son célèbre dictionnaire, mais elle offre aussi de précieux services à tous les francophones désireux de mieux utiliser la merveilleuse langue de Molière.

Ainsi, le site Web de l’Académie française propose une rubrique « questions de langue » qui apporte des réponses aux hésitations les plus courantes que l’on peut avoir. Par exemple, va-t-on au coiffeur ou chez le coiffeur ? Doit-on dire « le deuxième » ou « le second » ? Faut-il mettre les accents sur les majuscules ?

Pour aller plus loin, la rubrique « Dire, ne pas dire »  permet de déjouer les pièges de la langue et d’éviter barbarismes et imprécisions.

Mieux encore, l’Académie française offre un service sur mesure en laissant tout un chacun lui poser des questions spécifiques via un formulaire de contact : c’est le « service du Dictionnaire ». Si vous avez un doute au moment d’écrire un texte important, vous pouvez solliciter gratuitement ce service, qui vous répond généralement sous 24 heures. Toutefois, ne vous attendez pas à un cours de français : vous recevrez plutôt une réponse claire et concise.

C’est un véritable bonheur que d’avoir une alliée comme l’Académie française pour pouvoir parler et écrire la langue française avec  justesse.

 

 

Des langues vivantes si loin, si proches

homme globe
homme globe

Comment des langues qui se sont épanouies dans des berceaux de civilisation distants de milliers de kilomètres peuvent-elles partager des points communs non seulement en matière de vocabulaire, mais aussi de grammaire ?

Ainsi, pourquoi les sonorités de « maman » en français, 妈妈 (« mama ») en chinois ou même أمي (« ‘umi ») en arabe sont-elles si apparentées ?

Pourquoi les Français apprennent-ils à dire « papa » dès le plus jeune âge, les Russes папа (« papa ») et les Chinois 爸爸 (« baba ») ?

Les similitudes grammaticales sont encore plus incroyables.

Ainsi, dans un groupe d’Anglais, un individu pourra lancer une invitation collective à faire quelque chose par une tournure du type :

let’s watch a movie

(« regardons un film »)

let’s est la forme contractée de let us et :

let = « laisser, laisser faire, permettre »

us = « nous »

watch = « regarder »

a movie = « un film »

Et que dirait un Chinois ?

Il dirait :

让我们看一部电影。

(« rang wo men kan yi bu dian ying »)

Or :

让 = « laisser »

我们 = « nous »

看= « regarder »

一部电影 = « un film »

Autrement dit, les Chinois comme les Anglais utilisent une tournure du type : laisser + nous + action pour traduire le fait qu’un individu lance une invitation collective à faire quelque chose à l’intérieur d’un groupe (l’impératif présent avec « nous » en français).

Comment des civilisations aussi éloignées que celles des Anglais et des Chinois ont-elles pu aboutir à la même structure ?

Faut-il voir dans ces similitudes entre langues vivantes une trace de l’universalité de certains traits de la pensée humaine ?