De la mort d’une Levalloisienne au Caire aux caméras de surveillance à Paris

Le rapport, me direz-vous, entre le décès tragique d’une jeune fille de 17 ans au Caire et le plan visant à installer 1000 caméras de surveillance supplémentaire à Paris d’ici 2011 ?

Très simple : la violence des attentats, qui paraissait lointaine, prend une nouvelle acuité pour vous lorsque vous apprenez que quelqu’un, dans votre ville, a été touché. La prise de conscience se fait plus forte que la planète est petite et que la violence et la souffrance des uns peuvent vite devenir la souffrance des autres.

Alors pour lutter contre l’insécurité et les menaces terroristes, la mairie de Paris soutient le plan d’installation de caméras de télésurveillance, dans l’indifférence quasi générale. Mais jusqu’où sommes-nous prêts à laisser s’installer des atteintes possibles à notre liberté (atteintes possibles, pas avérées néanmoins) pour garantir notre sécurité ?

Il y a bien des collectifs qui se constituent pour dénoncer ce plan. Mais d’un autre côté, ces opposants, que proposent-ils pour assurer notre sécurité ?

Comment extirper les racines de la violence, seul moyen que nous ayons de pouvoir continuer à vivre en paix ?

Demain, lancement du premier Cybermonday en France !

A l’initiative de Catherine Barba de Cashstore.fr, le premier Cybermonday va être organisé en France. Il s’agit en fait de promotions exceptionnelles de la part de marchands sur Internet pour nous encourager à anticiper nos courses de Noël…et à les faire sur le Web.

L’événement ne sera pas que virtuel puisque des Cyber Miss Noël ont déjà commencé à envahir les rues de Paris !

A noter que le cybermonday va durer en fait une semaine, du 24 au 30 novembre.

Ray Kurzweil et moi

Je suis en train de lire The Age of spiritual machines de Ray Kurzweil et j’y trouve beaucoup de plaisir. Dans cet ouvrage, il démontre pourquoi l’avènement de machines dépassant largement l’intelligence humaine est inéluctable, et dans un avenir proche. Il se penche en détail sur la question de la conscience des machines. Longtemps, j’ai pensé que des machines existeraient un jour avec une intelligence de type humain, avec lesquelles on pourrait converser, des machines ressemblant à s’y méprendre à des êtres humains. C’est d’ailleurs à ce stade que, selon Alan Turing, on pourra parler de machines intelligentes. Mais je pensais que ces machines seraient purement « mécaniques » et que tout ce que l’on pourrait constater, c’est qu’elles sont intelligentes. Il me semblait qu’on ne pourrait pas affirmer qu’elles sont conscientes, notamment d’elles mêmes.

Aujourd’hui, à la lecture de Kurzweil, je me rends compte que c’est la même chose pour mes interlocuteurs humains. Puis-je dire qu’ils sont conscients ? Qu’est-ce que j’en sais, après tout ? La conscience est une expérience purement subjective. Je peux dire que je suis conscient mais je ne peux pas affirmer que vous qui me lisez l’êtes aussi.

La conscience n’est pas quelque chose d’observable. Et Kurzweil de citer Leibniz qui explique qu’en observant un cerveau en train de penser, on pourra en détailler toute la « mécanique » mais que l’on observera pas ses pensées. Aujourd’hui, on pourrait dire que l’on pourra peut-être observer les manifestations électromagnétiques de la pensée mais pas la pensée elle-même.

Ce qui vaut pour les êtres humains aujourd’hui vaudra demain pour les machines. Cela m’amène à deux réflexions. La première, c’est que, lorsque quelqu’un me parle, je fais l’hypothèse qu’il est conscient et conscient le lui-même. Mais c’est une croyance de ma part. Je m’aperçois donc que j’ai des croyances, que je suis « croyant ». Et cette prise de conscience (c’est le cas de le dire) n’est pas rien pour un sceptique comme moi !

La deuxième, c’est que je suis d’accord avec le pronostic de Kuzweil qui annonce que « prochainement » des machines très évoluées nous diront qu’elles sont conscientes d’elles-mêmes…et que nous les croirons. Moi aussi, j’anticipe le fait que je les croirai. L’idée fantaisiste selon laquelle, un jour, des machines réclameront des droits, du respect personnel, n’est finalement pas si fantaisiste que cela.

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? » se demandait Lamartine. Pas tout à fait encore. Mais cela ne saurait tarder. Et ce jour-là, il faudra vous respecter en tant que personnes.

Spécifications fonctionnelles : un outil pour faire de belles maquettes

Dans un précédent article, je me disais que PowerPoint était finalement un outil pas mal pour faire des maquettes lorsque l’on rédige des spécifications fonctionnelles. C’était avant de découvrir Balsamiq. Cet outil développé sous Adobe Air permet de dessiner très rapidement des interfaces de sites Web donnant l’impression d’être faites à la main.

Balsamiq

L’intérêt me direz-vous ?

Eh bien, on peut placer très rapidement des listes déroulantes, des cases à cocher, des zones de saisie, des boutons radio, etc., etc. Il y a toute une palette d’outils disponibles. Et le rendu « comme à la main » permet de faire comprendre au client qu’il s’agit bien de maquettes…et que l’application n’a pas encore été développée !

On peut tester en ligne. Sinon, c’est assez bon marché (79 USD).

Mon avis sur le RSA

On peut être contre tout, surtout quand on est dans l’opposition. Cependant, certaines des critiques qui se font jour à l’encontre du RSA me paraissent injustifiées. Sur le fond, le RSA aura pour effet de donner un intérêt à la reprise du travail à des personnes qui, avant, ne gagnaient rien financièrement à retravailler. Certains exclus du travail (pas tous) pouvaient réfléchir à deux fois avant de reprendre un travail modeste, sachant que la fin des aides, au final, les aurait pénalisés.

D’après les Echos :

« Le cumul entre allocation et salaire a été fixé par le gouvernement à 62% du salaire, c’est-à-dire que le bénéficiaire du RSA, outre son salaire, conservera l’ancienne allocation amputée de 38% de ce salaire.

Exemple : une personne qui reçoit 450 euros d’allocation et se voit proposer un salaire de 500 euros pour un travail à mi-temps, conservera une allocation de 260 euros en plus de son salaire, touchant 760 euros au total. »

Cette personne aura un réel intérêt à accepter le travail qu’on lui propose (+310 euros pour elle au final) alors qu’avant elle n’aurait gagné que 50 euros en plus pour un mi-temps.

Reprenant le travail, elle gagnera plus, pourra consommer plus et se réinsérer dans le circuit du travail.

Toujours d’après les Echos, « le surcoût (1,5 milliard d’euros) est financé par la nouvelle taxe de 1,1% des revenus du capital (patrimoine et placement), annoncée jeudi par le président de la République. »

Des voix s’élèvent contre cette taxe, à droite, au centre et à gauche.

A droite, des députés UMP auraient préféré des économies sur les dépenses publiques pour financer la mesure. C’est un raisonnement vertueux, mais est-il socialement acceptable à un moment où les Français sont déjà durement pénalisés par la stagnation du pouvoir d’achat ?

A gauche, François Hollande estime qu’il aurait mieux valu revenir sur le paquet fiscal pour financer la mesure. Il analyse qu’ « avec le mécanisme du bouclier fiscal, les plus fortunés échapperont à tout prélèvement supplémentaire ». Il est dans son rôle et cet argument est recevable. Mais le gouvernement est aussi cohérent dans son choix du paquet fiscal, pour décourager la fuite des capitaux. Mais bon, ici, cela se discute.

En revanche, lorsque François Bayrou explique que ce sont les classes moyennes qui vont trinquer, sur leurs économies, je trouve que c’est un appel du pied électoraliste vraiment à courte vue. N’ont-elles pas trinqué bien davantage, depuis des décennies, à cause de mesures sociales qui n’ont fait qu’enchaîner les plus pauvres à leur sort ? Il me semble qu’à moyen terme, les personnes reprenant un travail paieront des impôts, auront moins besoin d’aide, reprendront le chemin de la consommation, ce qui permettra d’alléger la pression fiscale sur les classes moyennes. Du moins, c’est ce que je veux croire.

« Selon Martin Hirsch, le surcoût [du RSA] s’annule si 200.000 Rmistes reviennent au travail à temps plein. » (Les Echos)

Et vous, quel est votre avis ?

En attendant Autrans 2009…

Ce petit prospectus distribué à Brest pour annoncer Autrans 2009 est très alléchant.

7,8,9 janvier 2009

La rencontre des acteurs de l’internet francophone

Autrans 2009 : Réseaux sociaux et savoirs collectifs …
Comment coproduire et organiser les connaissances ?

Les rencontres des acteurs de l’internet se déroulent début janvier depuis 13 ans dans un village du Vercors : Autrans. On ne vient pas dans ces montagnes entre deux TGV ou deux avions, on prend le temps de dialoguer, d’échanger et d’imaginer de nouveaux projets. On vient à Autrans pour prendre du recul, partager ses expériences entre acteurs de différents horizons, découvrir des nouvelles technologies et les derniers usages, monter de nouveaux projets. La liste des initiatives nées à Autrans est longue.

Comment se déroulent ces rencontres ?
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Un cas où PowerPoint fait vraiment gagner du temps…eh oui !

Lose time with PowerPoint
Photo by Sonja Langford on Unsplash

J’ai fait ce matin l’expérience de reprendre ma trousse d’écolier pour créer la maquette d’une page d’accueil de site Internet. Nous avons un graphiste qui peut mettre en forme proprement et joliment à partir d’un simple brouillon. L’idée lancée était de faire un brouillon rapide avec une feuille de papier et un crayon, de le scanner et de l’envoyer à notre graphiste qui fera des merveilles. C’est d’ailleurs plus ou moins la façon de procéder de cabinets de conseil prestigieux.

Je me suis vite aperçu de toutes les lenteurs et limites de l’approche papier-crayon. D’abord, j’écris lentement et mal, surtout depuis que j’utilise quotidiennement le clavier. Ensuite, la gomme ne permet pas d’effacer proprement et de reprendre plusieurs fois sans laisser des traces. C’est la croix et la bannière pour mettre des textes en couleurs : il faut autant de crayons que de couleurs souhaitées. J’ai même testé le copier coller manuel, avec de bons vieux ciseaux et un tube d’ Uhu Stick.

Bilan des courses : énorme perte de temps. Etant efficace sous PowerPoint, je vais reprendre ce logiciel pour faire mon brouillon, que j’enverrai au graphiste.

J’en tire la conclusion que, dans mon cas, l’approche papier-crayon n’est plus adaptée. Elle peut convenir à d’autres qui sont moins à l’aise avec PowerPoint. Elle garde quand même l’avantage de faire sortir la tête de l’écran.

A moins que je n’investisse dans une tablette graphique ? Il est peut-être là, le meilleur des deux mondes !

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