Rester focus avec la technique pomodoro

Pomofocus
Pomofocus

Vous avez peut-être entendu parler de la technique Pomodoro, permettant de « rester focus » sur son travail ou sur ses études. Dans ce billet, je vais vous présenter un service en ligne très pratique que j’utilise souvent pour appliquer cette technique.

La technique Pomodoro, c’est quoi ?

Cette technique, développée à la fin des années 1980 par un consultant dans l’industrie du logiciel, Francesco Cirillo,  consiste à répéter des cycles alternant phases de concentration d’une vingtaine de minutes et brèves phases de repos, chaque cycle étant séparé par des pauses plus longues d’une quinzaine de minutes. Cette méthode empirique repose sur le principe selon lequel notre esprit a une tendance naturelle à papillonner, et qu’il est plus efficace de rester pleinement concentré sur une tâche pendant vingt minutes et se relâcher ensuite quelques instants,  avant de recommencer, que de lutter contre cette tendance. Pour les sportifs qui me lisent, la technique Pomodoro est en quelque sorte l’application au mental de l’entraînement fractionné.

D’après mon expérience, la technique Pomodoro est particulièrement efficace lorsque l’on doit travailler sur une tâche ennuyeuse et qui prend du temps. Chaque phase de travail concentré réalisée devient alors une petite victoire permettant de nous rapprocher du but ultime : terminer intégralement la tâche en question.

Pomofocus.io, un service en ligne pour rester focus

Une simple montre suffit pour pratiquer la technique Pomodoro, même si l’on trouve dans le commerce des minuteurs spécialement conçus pour cette technique.  Pour ma part, j’utilise depuis plusieurs mois un service en ligne appelé pomofocus.io. Je l’ai découvert pendant le premier confinement, à l’occasion de mon passage en télétravail intégral (il y a un an déjà !), et je pense qu’il est très pratique pour ceux qui travaillent tout le temps sur ordinateur. Continuer la lecture de Rester focus avec la technique pomodoro

Comment expliquer le succès des entreprises chinoises ?

Chinese high speed train
Chinese high speed train

Il y a deux réactions possibles face à l’insolente progression des entreprises chinoises de la tech : s’en effrayer, s’en offusquer, crier à la concurrence déloyale ; ou essayer de comprendre les moteurs de cette progression, pour éventuellement s’en inspirer ou la dépasser.

Logo du G9+
Logo du G9+

C’est cette deuxième approche qui a présidé à la récente conférence organisée par le G9+ (fédération de 20 communautés de diplômés de l’enseignement supérieur travaillant dans le numérique), sur le thème : « Avance de la tech chinoise : quelle stratégie pour nos firmes ? »

La conférence, co-animée par Didier Carré et Jean-François Vermont, président et vice-président de l’Institut G9+, a permis de mettre en relief plusieurs facteurs clés de succès mis en oeuvre par les entreprises technologiques chinoises, au travers des témoignages de trois intervenants :

Dans ce billet, nous allons nous arrêter sur cinq de ces facteurs clés de succès : l’importance des investissements en R&D, la stabilité du management, le rôle de l’Etat, la co-innovation avec les clients, la résilience des entreprises chinoises. A la fin du billet, vous pourrez retrouver l’intégralité de la conférence en vidéo, également consultable directement sur la chaîne YouTube du G9+.

L’importance des investissements en R&D

En matière d’innovation, la Chine est en train de tourner la page du « rattrapage » par rapport au monde occidental et des interrogations qu’elle pouvait avoir sur sa propre capacité à faire preuve de créativité, comme l’a expliqué Jean-Paul Larçon. Et de citer ce passage du rapport Innovative China : New Drivers of Growth, rédigé en 2019 par la Banque Mondiale et le centre de recherche chinois DRC (Development Research Center) :

 

« China is leading or closing the technology gap in e-commerce, fintech, high-speed trains, renewable energy, and electric cars. (…) Alibaba, Didi Chuxing, Huawei, and Tencent are already operating at the global technology frontier. »

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Surveillance de la population : voulons-nous dépasser la Chine ?

surveillance de la population

Les médias aiment à mettre en avant, souvent à juste titre, parfois de manière exagérée, le contrôle de la population chinoise par le gouvernement à l’aide des technologies de l’information. Ils se sont par exemple fait les gorges chaudes de la mise en place du système de crédit social, qui attribue un score à chaque citoyen en fonction de son comportement.

Après Big Brother, Bigger Brother ?

Il est toujours bon, pourtant, de balayer en premier lieu devant sa porte. Avec le projet de « passeport vaccinal » à l’étude par l’Union européenne, on peut ainsi se demander si l’élève européen n’est pas en train de dépasser le maître chinois. L’idée serait d’harmoniser ou de rendre compatibles les systèmes préparés par différents pays, tel que le « passe sanitaire » envisagé par le gouvernement français.

De quoi s’agit-il ? Écoutons les propos d’Emmanuel Macron, rapportés par la Dépêche :

« Ce qu’on commence à faire avec TousAntiCovid, on le fera de manière plus efficace. On va demander à ce que les gens s’enregistrent pour faciliter le système d’alerte. Si quelqu’un vient assister à un événement, qu’il puisse être enregistré avec un code, afin qu’on retrouve beaucoup plus facilement ses cas contact (…). On pourra sans doute intégrer dans ce pass sanitaire des éléments de tests négatifs récents, on pourra regarder si vous avez été vacciné. »

Qu’en est-il en Chine ?

Il se trouve que si la France ou d’autres pays d’Europe en venaient à contrôler le statut vaccinal des individus pour leur autoriser ou leur interdire certaines activités, ils iraient beaucoup plus loin que ce qui est en place en Chine. Comme me le confiait Mike Mao, un chef d’entreprise chinois installé au sud de la Chine, à Shenzhen, le système chinois repose en effet sur deux piliers :

  • du déclaratif, au travers de questionnaires que les citoyens doivent remplir pour attester de leur état de santé et générer sur leur smartphone un premier code QR,
  • le contrôle des lieux fréquentés, réalisé par les trois opérateurs mobiles du pays, pour générer un deuxième code QR et déclencher des alertes si un citoyen s’est rendu dans une zone à risque au cours des 14 derniers jours.

D’après ce qu’il m’a dit, les codes QR ne permettent pas de tracer, du moins pour le moment, le fait que l’on ait été vacciné ou pas contre la Covid.

Tout ceci est couplé avec des contrôles systématiques de la température corporelle à l’entrée des lieux fréquentés par le public.

Force est de constater que ce système fonctionne, puisque la Chine parvient à juguler l’épidémie sur son territoire.

La France, qui ne peut pas en dire autant, va-t-elle se livrer à une inquisition plus poussée dans la vie des gens, au travers de la mise en place d’un passeport vaccinal ? Ou va-t-elle se souvenir de la devise de la République, et en particulier de ses deux premiers termes : liberté et égalité ?

Pour plus d’informations, voici l’intégralité de mon entretien avec Mike Mao (en anglais) :

Mise à jour du 9 mars 2021

La Chine semble emboîter le pas de l’Union européenne et d’autres pays comme Israël avec le lancement d’un passeport sanitaire sur Wechat (non obligatoire) pouvant inclure des données de vaccination.

La Saint-Valentin et le Covid font-ils bon ménage ?

Comment fêter dignement la Saint-Valentin à l’heure de la Covid ? Si vous cherchez le cadeau idéal pour l’élu(e) de votre cœur, j’ai une suggestion pour vous. Lumière tamisée, musique douce et …

 

La vie hors-norme de Jack Ma, patron milliardaire chinois

Beaucoup de grands patrons de firmes américaines high tech sont bien connus, y compris du grand public. Qui n’a entendu les noms de Bill Gates, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos…

La plupart des gens, en revanche, auraient du mal à citer le nom d’un grand patron chinois. Un seul peut-être sort du lot : Jack Ma, le fondateur du géant du e-commerce Alibaba.

Parti de rien, Jack Ma a réussi en vingt-cinq ans à construire un véritable empire, capable de rivaliser avec des leaders mondiaux comme Amazon ou Microsoft. En Chine, il était l’exemple même de la réussite, jusqu’à ce qu’il commette l’erreur de critiquer trop directement les autorités politiques de Pékin.

Tombé en disgrâce, disparu de la scène publique pendant trois mois à la fin de 2020, Jack Ma saura-t-il se relever ?

Une chose est sure : son parcours entrepreneurial exceptionnel reste une précieuse source d’enseignements.

Dans une vidéo de ma chaîne YouTube consacrée à l’Internet en Chine, j’ai cherché à retracer les grandes étapes de la vie de Jack Ma, en soulignant au passage dix leçons que chacun d’entre nous peut mettre à profit, que ce soit dans sa vie personnelle ou professionnelle.

Pour les plus pressés, voici la liste des principales étapes et de ces dix leçons, avec des liens vous permettant d’accéder directement au chapitre concerné dans la vidéo.

  • Leçon n°2 : apprendre des langues étrangères peut vous conduire à de grands succès.
  • Jack Ma enseignant, premières créations d’entreprises, découverte de l’Internet et leçon n°4 : observez les marchés étrangers pour y puiser des idées.
  • Leçon n°5 : soyez conscient de vos forces et de vos faiblesses, et sachez vous arrêter à temps.
  • Leçon n°6 : méditez sur vos expériences précédentes et mettez en pratique ce qu’elles vous ont appris.
  • Leçon n°7 : dans les affaires comme au foot, mieux vaut être champion en ligue 2 que dernier du classement en ligue 1.
  • Création de Taobao, victoire sur eBay et leçon n°8 : n’attendez pas que vos concurrents vous attaquent. Frappez le premier.
  • Leçon n°9 : une bonne connaissance de votre marché local est un atout majeur pour faire face à la concurrence de nouveaux entrants étrangers.
  • Création d’Alibaba Cloud, introduction en bourse à New York, création d’Alipay, diversification, « retraite », appartenance au Parti Communiste, introduction en bourse avortée de Ant Group et autres problèmes, leçon n°10 : même les grands leaders expérimentés commettent des erreurs et peuvent être vaincus par leur hubris. Restez humble. Ne défiez pas les dieux.

Sinon, voici la vidéo dans son intégralité. Si elle vous a plu, et selon la formule consacrée, pensez à vous abonner ou à laisser un pouce bleu  !

Expatriation pendant la Covid : témoignage d’un entrepreneur français

Que faire lorsque l’on arrive en Chine pour quelques jours et que l’on se retrouve « coincé » sur place pour cause de pandémie ?

C’est la situation à laquelle a été confronté Daniel Chesneau, dirigeant de la société française Halluciné, spécialiste de la projection de films en plein air. En février 2020, il débarque à Shenzhen, au sud de la Chine, pour ce qui ne devait être qu’une visite de routine de ses fournisseurs dans le pays.

Mais en raison de l’épidémie de Covid-19, rien ne s’est passé comme prévu.

Loin de céder à la panique, Daniel Chesneau a su transformer ces circonstances exceptionnelles en une occasion de vivre une expérience unique. Faisant sienne la maxime chinoise selon laquelle une bénédiction peut se cacher dans les circonstances les plus tragiques (sai weng shi ma), il a accepté de partager son expérience dans cette vidéo.

Robots et censeurs zélés au service de la pensée unique

La France en 2050, vidéo par Virginie Vota
La France en 2050, vidéo par Virginie Vota

Voulez-vous avoir un aperçu original de ce que pourrait être la France en 2050 ? Eh bien, ce n’est pas sur YouTube que vous le trouverez.

Je viens d’apprendre en effet qu’une vidéo de la vidéaste Virginie Vota intitulée justement « la France en 2050 » venait d’être censurée par YouTube, à peine une heure après sa mise en ligne.

Virginie Vota s’en explique dans cette autre vidéo.

Mais avant d’écouter ses explications, j’ai souhaité visionner la vidéo bannie pour me faire ma propre opinion.

J’ai pu la consulter sur la chaîne de secours qu’elle a créée sur le système décentralisé Odysee.

Pourquoi censurer cette vidéo ?

Après tout, il y aurait pu avoir de bonnes raisons pour la censure de la vidéo. Connaissant les réalisations habituelles de  grande qualité de Virginie Vota, j’en aurais été bien étonné, mais sait-on jamais ? Une mouche l’avait-elle piquée pour qu’elle proférât des propos incitant à la haine raciale, par exemple ? Est-ce que sa vidéo propageait de dangereuses contre-vérités (ce qui constituerait déjà un motif de censure beaucoup plus discutable) ? J’étais même prêt à être magnanime vis-à-vis de YouTube en envisageant l’hypothèse que la vidéo proscrite portait tout simplement atteinte à des droits d’auteur.

Après avoir regardé la vidéo sur Odysee, je peux affirmer qu’il n’y a rien de tout cela.

La véritable raison de la censure

J’ai donc écouté par la suite les explications de Virginie Vota. Et j’ai découvert que YouTube avait justifié sa censure au motif que les contenus de la vidéo « contredi[raient] le consensus des experts d’autorités sanitaires locales ou de l’OMS au sujet du vaccin contre le COVID-19 ».

Or, en vérité, la vidéo dont je vous parle ne s’oppose pas aux propos d’experts sanitaires, qui, soit-dit en passant, ne sont pas si unanimes que YouTube voudrait le faire croire.

Non, simplement, il semble que la vidéo « la France en 2050 » de Virginie Vota a eu le malheur de déplaire. Est-ce le fait d’un censeur trop zélé ? D’une dénonciation par un internaute ? Ou, peut-être plus effrayant encore, le fruit de l’analyse automatique de la vidéo par des algorithmes dits d’intelligence artificielle (bien mal nommés au demeurant car la machine est encore loin d’avoir une intime compréhension des choses telle qu’un être humain peut l’avoir) ?

Quoi qu’il en soit, cette censure est une parfaite illustration d’un monde vers lequel nous nous dirigeons, dans lequel seules les pensées mainstream, faisant « consensus », validées par des « experts » ayant été adoubés par le système pourraient être exprimées.

J’ai peur, malheureusement, que cette vision totalitaire n’advienne en France bien avant 2050, au train où vont les choses.

La Légende des Quatre, une saga pleine de magie et de mystère

Billet invitéLa Légende des Quatre est un livre fantastique de Cassandra O’Donnell qui raconte l’histoire de quatre clans. Ces clans sont composés d’êtres mi-humains, mi-animaux pouvant « muter », les « Yokais ». 

La Légende des Quatre est une saga en quatre tomes. Chaque tome est centré plus particulièrement sur un clan. Pour l’instant, seuls les trois premiers tomes sont parus :

  • le tome 1, « Le clan des loups »,
  • le tome 2, « le clan des tigres »,
  • le tome 3, « le clan des serpents »

Résumé rapide du « clan des loups »

La Légende des Quatre, tome 1

Ici, je vais vous parler du tome 1 (sans aucun spoil, je vous rassure…).

Nous faisons la connaissance de Bregan et de son petit frère, Mika. Mika est encore jeune, et en chassant, il sort malencontreusement du territoire des tigres. Ce-faisant, il enfreint la loi des quatre clans. Il tombe alors sur une jeune fille nommée Maya qui refuse d’appliquer la loi de son clan et de le tuer. Au contraire, elle décide de prendre soin de lui et de le ramener. Et c’est ainsi que l’histoire de « La légende des Quatre » commence…

Critique

J’ai adoré ce livre. C’est un de mes livres préférés et je le conseille aux enfants entre 10 et 15 ans. Je le déconseille fortement aux moins de 10 ans car il contient des passages qui peuvent choquer les plus jeunes. Malgré tout, ce livre est vraiment super, avec notamment beaucoup de suspense.

Découvrez ma critique d’un autre saga de Cassandra O’Donnell, Malenfer.

Découvrez ma critique de l’Homme invisible, de H.G. Wells

La politesse à l’heure de la Covid

Jeune fille tenant un loup
Jeune fille tenant un loup. Pastel de Charles-Antoine COYPEL (1745).

Les gestes de politesse ont une histoire. Ainsi l’origine de la poignée de main serait que, dans les temps anciens, il convenait de montrer à son interlocuteur que l’on ne dissimulait pas d’arme dans sa paume.

Combien de temps faut-il pour qu’une pratique s’expliquant à l’origine par la recherche d’une utilité concrète se généralise et se transforme en une marque de politesse, déconnectée de son utilité de départ ? La crise sanitaire actuelle nous permettra peut-être de répondre à cette question, grâce notamment à l’usage des masques.

Des marques de politesse qui apparaissent…

A quelques jours d’intervalle, j’ai ainsi été le témoin d’une pratique qui m’a frappé, à l’occasion des réunions parents – professeurs de la rentrée des classes.  Evidemment, le port du masque était obligatoire. Mais à l’école maternelle de mon cadet, puis, une semaine plus tard, au collège de mon aîné, deux enseignantes, fraîchement arrivées dans leur établissement respectif, ont chacune démarré leur intervention en retirant quelques secondes leur masque, histoire, nous ont-elles toutes deux expliqué, de montrer leur visage aux parents qui les voyaient pour la première fois.

Si le port du masque devait devenir une norme pérenne (à Dieu ne plaise !), peut-être le fait de retirer son masque une poignée de secondes deviendra-t-il une marque de politesse, la première fois que l’on rencontre quelqu’un. Et tant qu’on en est aux conjectures, peut-être notre cerveau s’habituera-t-il à mémoriser en une fraction de secondes les visages, sachant que l’on n’aura plus l’occasion de les voir aussi fréquemment.

… Et des marques de politesse qui disparaissent.

A l’inverse, certaines marques de politesse anciennes sont en train de se transformer en maladresses. Par exemple, l’autre jour, un plombier s’est présenté à mon domicile pour une réparation, et s’est précipité pour me serrer la main, alors qu’il sortait des transports en commun. J’ai décliné la proposition, en me sentant quelque peu mal à l’aise de devoir expliquer que, dans le contexte actuel, la poignée de main n’était plus de mise, et en compensant tant bien que mal ma froideur forcée par un sourire.

Alors, y aura-t-il une politesse post-Covid, différente de ce que nous connaissions jusqu’à présent ? L’avenir le dira, mais ce qui est sûr, c’est que nous aurons toujours besoin de la politesse pour fluidifier et faciliter les rapports sociaux.

L’avion vous manque ? Des solutions existent !

Depuis que je travaille pour le développement et la promotion de la technologie Frogans en Chine, j’ai multiplié les voyages en avion : plus de 12 allers-retours entre Paris et Pékin en l’espace de 7 ans. Je suis passé par plusieurs phases : la peur de l’avion, le goût de l’avion, la lassitude de la monotonie lors des voyages-éclairs pour des missions de quelques jours…

Depuis l’éclatement de la pandémie de Covid-19, avec l’équipe de l’OP3FT, nous avons dû adopter une nouvelle stratégie complètement à distance, qu’il s’agisse du développement administratif de notre antenne locale en Chine, des actions de promotion, des partenariats…

Mon dernier voyage en avion remonte donc à novembre 2019. Et la sensation de manque commence à pointer…

Apparemment, je ne suis pas le seul dans cette situation, et plusieurs entreprises ont su flairer une opportunité de business.

Prendre l’avion… sans décoller

C’est ainsi que la société japonaise First Airlines qui propose des simulations de voyage en avion, a vu son activité augmenter depuis l’apparition du coronavirus.

Cette société vous propose de passer plusieurs heures dans une reconstitution de cabine d’avion, avec des hôtesses qui vous apportent des plateaux-repas et un système de divertissement audio-vidéo intégré dans les sièges… Vous pouvez ainsi « voyager » sans quitter le plancher des vaches.

Ce n’est pas une initiative isolée. On peut citer également l’aéroport taïwanais de Songshan qui propose, lui aussi, des vols virtuels.

Prendre l’avion… sans prendre l’avion

Autre solution pour les accros, le jeu vidéo Airplane mode, en cours de développement. Entrant dans la catégorie des « boring games« , il s’agit d’une simulation de voyage en avion, en temps réel, dans laquelle aucun détail n’a été oublié : démonstration des consignes de sécurité, bruits d’ambiance « authentiques », magazine de bord, etc.

Airplane mode
Airplane mode

Dès que le jeu sera disponible, je m’empresserai bien sûr de l’installer, pour retrouver les joies des vols long-courrier dans le confort de mon salon, en remisant le masque chirurgical dans ma poche…en attendant de pouvoir à nouveau voyager en vrai, le plus tôt possible !

Mise à jour du 16 septembre 2020

Les pays asiatiques sont décidément pleins d’idée… Voilà que la société Singapore Airlines envisage de proposer des « vols pour nulle part » qui décolleraient de l’aéroport de Changi pour atterrir trois heures plus tard… au même endroit. Les trois quarts des Singapouriens interrogés se sont déclarés prêts à payer pour ce nouveau concept de vacances : le staycation, en partenariat avec des hôtels.